Les terrains boisés s’étendent sur plus de 700 000 hectares en Auvergne. Ils couvrent 27 % du territoire régional, un taux identique à celui observé au niveau national. 
Les feuillus, en plaine et dans les vallées, et les résineux, plutôt en montagne, sont représentés pratiquement à égalité. Le chêne de la forêt domaniale de Tronçais est mondialement réputé. Le sapin, l’épicéa, le douglas, le mélèze et le pin sylvestre constituent la base de la forêt résineuse, issue pour partie des plantations du Fonds Forestier National et qui arrive aujourd’hui à maturité.
Dans les forêts de production, les superficies en feuillus et en résineux sont très voisines. Cependant, les quatre départements n’offrent pas le même paysage. La forêt de l’Allier est constituée à 80 % de feuillus (principalement du chêne). C’est le département le moins boisé de la région. A l’opposé, la Haute-Loire affiche le taux de boisement le plus élevé et possède la plus grande étendue de résineux d’Auvergne.
Une grande majorité du boisement est du domaine privé (85 %) et présente un fort morcellement : 600 000 hectares pour 210 000 propriétaires privés soit une surface moyenne de 2,8 hectares.
Les massifs forestiers auvergnats représentent un volume sur pied de 148 Millions de m3 et produisent annuellement 5,8 Millions de m3 de bois. Seuls 1,96 million de m3 sont récoltés chaque année (taux de récolte de 34%). Il existe donc un potentiel de récolte de bois supplémentaire sur la région à condition que des aménagements soient réalisés notamment pour sortir des bois situés dans des zones d’exploitation difficile (desserte forestière, place de dépôt …).
L’exploitation forestière comprend l’abattage, le façonnage, le débardage, le tri par catégorie de bois et généralement le transport du bois chez le transformateur (scieries principalement). L’entreprise d’exploitation forestière (qui achète et revend les bois) peut exécuter elle-même les travaux ou les sous-traiter à une entreprise de travaux forestiers. 400 entreprises de travaux forestiers sont recensées en Auvergne. Elles ont réalisé des efforts importants dans le domaine de la mécanisation (acquisition d’abatteuses, de porteurs, de skidder).
La première transformation correspond aux activités de sciage, séchage, rabotage et traitement des bois. On compte, en 2009, 195 scieries qui commercialisent plus de 730 000 m3 de sciages, essentiellement des résineux. En 30 ans, alors que plus de la moitié des scieries ont disparu, leur production moyenne a été multipliée par trois.
Ces entreprises de première transformation du bois représentent près de 1 200 emplois directs situés principalement en zone rurale.
Les activités des scieries évoluent et certaines s’orientent aujourd’hui vers la production de composants bois (bois aboutés, bois contre collés, panneaux …) pour s’adapter à la demande des entreprises de construction bois.
La seconde transformation regroupe les secteurs de la charpente, de la construction bois, du meuble et de l’emballage. Elle représente près de 2000 entreprises en Auvergne pour 5600 emplois. Le secteur de la construction bois est en plein développement.
Au total, la filière forêt bois est un secteur d’activité qui mobilise 12 000 emplois, mais son potentiel de développement est très important. On estime que « 1000m3 supplémentaires de bois récoltés, ce sont 2 à 3 emplois créés dans la filière ».